mercredi 16 novembre 2016

"La France"


La France est l'héritière d'une Histoire deux fois millénaire, qui puise ses racines dans la synthèse entre le substrat celtique, le rêve impérial romain, et les coutumes franques et germaniques, synthèse réalisée grâce à la spiritualité chrétienne, qui a trouvé là un espace d'épanouissement exceptionnel, notamment pendant les trois siècles d'or du moyen-âge – les XI°, XII° et XIII° siècles.
Cette France forte et rayonnante a su, au cours des siècles, accueillir et assimiler des apports humains, culturels ou artistiques provenant d'autres civilisations proches (Italie, Allemagne, Angleterre, Espagne-Portugal) ou plus lointaines (Normands, Orient chrétien ou islamique, colonies d'Afrique et d'Amérique...). C'est précisément parce qu'elle était elle-même forte et rayonnante que ces apports ont enrichi sa civilisation propre.
Aujourd'hui la France, comme toutes les nations d'Europe, est confrontée à une double menace qui, si elle ne réagit pas, risque de l'anéantir dans son âme comme dans son corps. Cette menace double, c'est l'invasion migratoire extra-européenne et musulmane, d'une part, et c'est d'autre part la mondialisation politique, économique et culturelle, menée par les États-Unis et leurs serviteurs.
Si la France a « toujours » été une terre d'immigration – argument sans cesse asséné par la « pensée dominante » – les derniers apports massifs de populations étrangères remontent aux grandes invasions germaniques, qui ont profondément bouleversé le paysage civilisationnel de la Gaule d'alors, et puissamment contribué à construire la civilisation française. Depuis les Mérovingiens, il n'y eut jamais d'immigration massive comme celle que nous connaissons aujourd'hui dans toute l'Europe. Or, cette immigration massive est très majoritairement de culture islamique, qu'elle vienne du Maghreb, d'Afrique subsaharienne ou, plus récemment, du Proche et Moyen-Orient. La vitalité démographique de ces populations allogènes, la jeunesse de la plupart des immigrants, et l'ouverture béante des frontières causée par le système Schengen et la crise migratoire actuelle (instrumentalisée par l’État islamiste turc) nous mènent tout droit vers le « Grand Remplacement » que certains dénoncent. Si les choses continuent dans la même direction, la majorité de la population de France sera d'origine non-européenne et musulmane d'ici quelques décennies à peine. Or, lorsque les musulmans seront majoritaires, ils chercheront à détruire notre civilisation, nos valeurs, notre culture, notre mode de vie, pour y imposer l'islam. Car l'islam n'est pas seulement une religion individuelle, une spiritualité, mais un système de pensée total, comprenant un droit spécifique – inchangé depuis 1400 ans – et une organisation politique, le Califat, qui n'admet aucune concurrence : sous l'islam, les autres communautés sont réduites au statut de « protégés », et ne jouissent que de droits réduits.
L'autre danger qui menace la France est, pour partie, issu de notre propre civilisation. La vague mondialiste écrase toute spécificité civilisationnelle sur son passage, pour imposer sa domination financière et consumériste à des populations réduites à l'état de masses composées de consommateurs individualistes et hédonistes. Or, cette non-civilisation, dont l'épicentre est situé aux États-Unis d'Amérique, est issue de l'esprit moderne, né en Europe à la fin du moyen-âge (bien que ses racines soient encore plus anciennes), et dont l'humanisme, le rationalisme, l'esprit des « Lumières », la Révolution française, les nationalismes, le scientisme matérialiste et le mercantilisme financier sont les fruits empoisonnés. La mondialisation n'a pas commencé ces dernières années, ni même au XX° siècle. Le processus de destruction des structures traditionnelles de la France remonte, pour le moins, au règne de Philippe le Bel (1285-1314). Si le « Grand Siècle » de Louis XIV a marqué l'apogée du rayonnement français, il a aussi vu mûrir les germes du déclin de la France, qui approche aujourd'hui de son terme.

Or, les deux menaces qui ont entrepris d'achever le déclin français ne sont puissantes et efficaces que parce que nous sommes faibles. Les Français ont oublié leur grandeur, leur Histoire, leur culture et leurs traditions. Dès la Révolution française, on a voulu « du passé faire table rase », et supprimer les cadres sociaux, culturels et spirituels de la civilisation traditionnelle française. Les classes sociales – provenant des trois « ordres » d'origine indo-européenne – ont été abolies, les provinces supprimées au profit de « départements » artificiels et sans âme, les langues et les cultures régionales et locales ont été niées, les communautés et corps intermédiaires ont été combattus au nom d'un égalitarisme tout théorique, ne laissant place qu'au pouvoir de l'argent. Au XIX° siècle, l'industrialisation et l'exode rural ont vidé les provinces de leur population, décimée ensuite par la guerre nationaliste de 1914-1918. Le XX° siècle a vu s'affronter deux enfants monstrueux de la modernité et de la Révolution française, les totalitarismes fasciste et communiste, dans un combat apocalyptique dont le vainqueur fut, finalement, le troisième enfant : le capitalisme bancaire international, désincarné et dé-spiritualisé. Emportée dans cette tourmente, la civilisation traditionnelle française s'est progressivement vidée de sa substance pendant la seconde moitié du siècle. Le cinéma américain, puis les médias modernes, ont largement favorisé cet oubli, cette ringardisation de notre culture, au point qu'aujourd'hui l'ignorance et l'indifférence des jeunes générations est quasiment totale envers nos racines historiques et culturelles. L'école publique contribue activement à cette déculturation, en n'enseignant plus ni l'Histoire de notre civilisation, ni ses fondements philosophiques et spirituels, ni même l'usage juste de la langue française. Enfin, l'ultime cellule traditionnelle de la société fait l'objet des plus fortes attaques de la part des pseudo-élites : la famille, déjà fortement affaiblie par l'évolution du dernier siècle, explose aujourd'hui sous les coups des réformes juridiques et de l'ambiance individualiste et hédoniste générale.
C'est pourquoi nous voulons fonder ici une communauté de Résistance au déclin français, un organe de défense de la communauté française de France, un point de référence pour l'Histoire, la culture et les traditions françaises. Tournés résolument vers les jeunes générations, nous voulons transmettre le souvenir de ce que la France a été, l'amour des ancêtres et de leurs réalisations, la fierté d'être les héritiers et les dépositaires de cette civilisation brillante, pour en transmettre les multiples aspects à nos descendants.
« La France » n'est inféodée ni liée à aucun parti politique, et acceptera en son sein tous ceux qui partagent ses objectifs et ses valeurs, qu'ils soient membres ou non d'un parti politique quel qu'il soit. 
Si « La France » est patriote, elle n'est pas nationaliste : le nationalisme est une idéologie issue de la Révolution française, fondée sur la notion moderne d’État-Nation, qui est contraire aux principes traditionnels. 

Si « La France » considère avec amour l'ancienne royauté française – notamment médiévale –, elle ne milite pas pour une restauration de la monarchie, et ne soutient aucun prétendant au trône de France. Elle promeut la réconciliation nationale, qui assume toute l'Histoire de notre Patrie, avec ses grandeurs et ses petitesses, ses gloires et ses hontes, ses erreurs et ses génies. Les trois couleurs de son drapeau symbolisent à l'origine cette unité française, l'union du peuple (rouge et bleu) et du roi (blanc).

« La France » n'est ni raciste ni xénophobe : elle souhaite échanger avec des mouvements étrangers similaires, en Europe et ailleurs, et considère avec sympathie tous les courants de pensée opposés à la domination unipolaire de « l'Occident » matérialiste, et à l'islamisation de l'Europe. Elle soutient en particulier les résistances locales, communautaires et nationales, aux impérialismes occidental et islamique. Elle accueille volontiers ceux qui, venus vivre chez nous, veulent partager l'amour de notre Patrie.

Son domaine d'action ne se veut pas directement politique, mais relève plutôt de la « métapolitique », pour reprendre le vocabulaire de la Nouvelle Droite : son action est d'abord culturelle et communautaire. Il s'agit de faire connaître, de transmettre et de défendre le patrimoine de la civilisation française dans tous les domaines, d'une manière vivante, active et enthousiaste.